La mine Taseko et la Pacific Trails pipelines expulsées des territoires autochtones

par: Media coop vancouver (traduit vite fait par whoisthat)

Des défenseurs de la terre autochtone empêchent les équipements des mines et des pipelines de pénétrer sur leurs territoires.

Durant les dernière semaines, à deux endroits différents du territoire occupé de la colombie-britannique, des autochtones se sont mobilisé pour défendre leurs terres et empêcher les machines et le personnel des compagnies d’accéder à leurs territoires.

Les clans Likhts’amisyu et Unist’ot’en, de la nation Wet’swet’en, sont opposés depuis longtemps au projet de la Pacifics Trails Pipelines et ont déjà pris plusieurs mesures pour défendre leurs terres et pour stopper le projet.
Le 12 novembre, plus au sud, des membres de la nation Tsilhqot’in sont entrés en confrontation avec des employés des mines Taseko qui ont fait intrusion sur leurs territoires ancestraux.

Le 7 novembre, des membres de Likhts’amisyu et d’Unist’ot’en ont reçu anonymement l’info selon laquelle les employés et la machinerie lourde de la Pacifics Trails Pipelines (PTP)étaient en train d’entrer sur leurs terres.
PTP est une proposition de pipelines de gaz naturel liquide qui traverserait de terres autochtones non cédées.
Après avoir reçu l’info, les deux clans ont formé un petit groupe pour sécuriser la zone et escorter les machines et le personnel au-dehors.
Des membres du groupes ont fait un panneau d’indication où l’on peut lire  » Route fermée aux foreurs de la PTP » et gardent toujours la route pour s’assurer qu’aucun employé n’y pénètre.
Tôt le matin du 8 novembre, les défenseurs de la terre font leurs premières rencontres avec les travailleurs de la PTP.

« Je me suis approché du premier véhicule, un jeep blanc de location Budget, et j’ai demandé à son seul occupant s’il était là pour la compagnie Pacific Trails Pipeline, » dit Dini Ze’ Toghestiy chef hériditaire du clan Likhts’amisyu. « Il a répondu ‘oui’ et là, je lui ai dit sévèrement, ‘Tu réalise que je ne peux pas te laisser passer et que tu va devoir faire demi-tour.’L'individu a alors répondu’Compris, nous allons faire demi-tour et partir.’ »

Après que tous les véhicules eurent fait demi-tour, le conducteur d’un grumier, qui attendait que la route soit dégagée, a descendu sa fenêtre et a crié: « bottez leurs le cul!! BOTTEZ LEURS LE CUL !!! » en soutien à la résistance des Likhts’amisyu et des Unist’ot’en.

Après deux jours à patrouiller sous la tempête de neige et après plusieurs conversations avec les employés de la PTP, le groupe a réussi à s’assurer que les employés et les équipements de forages avaient quitté la zone.

« Nous combatterons ce qui se passe avec les sables bitumineux et les nappes fréatiques en alberta et nous combatterons aussi les projets qui vont détruire les nappes fréatiques de notre côté des Rocheuses. » dit Toghestiy dans un mail envoyé à Média Coop Vancouver. « Vous ne pouvez pas compromettre la qualité de l’eau, particulièrement parce que tout en dépend. »

La lutte s’est intensifiée la semaine dernière. En 2010, le gouvernement a refusé la proposition du projet « Prospérité » de la Taseko Mines Limited (TML) -mine de cuivre sur les terre Tsilhqot’in proche du lac William- , pourtant une autre version de la même proposition a été déposée et est maintenant en révision par l’Agence Canadienne d’Évaluation Environnementale.

Selon un compte-rendu de l’incident envoyé à Média Coop Vancouver, la cheffe Marilyn Bastiste a dit aux employés de la TML « …qu’ils faisaient intrusion sur des terres ancestrales, qu’ils n’étaient pas autorisés à être sur les terres des Tsilhqot’in et que la Colombie-Britannique n’avait pas juridiction ici. »

En réponse, la TML a déposé une requête au tribunal pour prévenir toute autre interférence avec leurs prospections.

 » Malgré nos ressources limitées, nous recherchons toute solution raisonnable qui pourrait s’offrir à nous pour s’assurer que les droits des Tsilhqot’in soient respectés par les compagnies et le gouvernement qui ne comprennent pas à quel point cet endroit est important et unique pour nos communautés, » dit le Chef Joe Alphonse, président du Gouvernement Nationale Tsilhqot’in. « Nous considérons les permis de prospection émis par la Colombie-Britannique comme illégaux parcequ’ils ne respectent toujours pas nos droits ancestraux déjà démontrés pour ces terres – droits qui seront lourdement bafoués par la construction d’un grand nombre de routes, de forages et de puits d’essais proposés par la compagnie. »

La semaine dernière, les deux groupes étaient représentés à Vancouver, au Deuxième Rassemblement Autochtone Contre les Mines et les Pipelines et ont juré de continuer à lutter pour leurs territoires et de soutenir tous les autres pour faire face aux nouveaux projets destructeurs.

Les Tsilhqot’in, aussi bien que les Likhts’amisyu et les Unist’ot’ sont à la recherche de soutien dans leurs luttes contre l’avancée des compagnies sur leur terre.
Pour soutenir les Tsilhqot’in, contactez JP Laplante au 250-392-3918 ou par mail à: prot@gmail.com

Pour prendre par à la lutte contre la Pacific Trails Pipeline, visitez le :
http://unistotencamp.wordpress.com/

Une journée d’action contre la Pacific Trails Pipeline est organisée le 9 décembre.
Pour en savoir plus:
http://vancouver.mediacoop.ca/events/8824

article d’origine
http://vancouver.mediacoop.ca/story/pacific-trails-pipeline-and-taseko-m…

projet à suivre
http://stoptheflows.tumblr.com/
et beaucoup d’info sur http://vancouver.mediacoop.ca/

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